N° 3 L’histoire peut-elle s’écrire au présent ?

Le récit historique écrit en concomitance ou en léger décalage avec les événements qu’il rapporte n’a certes pas pris naissance dans la période 1789-1849, qui n’a pas non plus découvert l’utilisation de l’histoire passé pour mieux éclairer le présent. La Révolution a pourtant incontestablement changé les données du problème posé par l’écriture de l’histoire : du fait de l’engagement de l’auteur, celle-ci devient plus polémique encore qu’idéologique, en un temps où le cours événementiel s’accélère et où tout acte politique se mue immédiatement en événement historique. En somme, l’histoire envahit tout, ce qui la rend de plus en plus difficile à écrire : où est le vrai ? où est le faux ? où est l’essentiel ? où est l’accessoire ? où sont les faits ? où sont les opinions ? Les écrivains sont comme emportés dans le processus historique en marche, dont ils sont acteurs autant que témoins et analystes.

C’est cette nouvelle donne de la situation des écrivains d’histoire que les contributions réunies dans ce volume – de Philippe Antoine, Bronislaw Baczkó, Xavier Bourdonet, Isabelle Casta, Michel Casta, François Jacob, Jean-Noël Pascal et Henri Rossi – se proposent de tenter d’éclairer. Elles sont complétées par des documents inédits ou méconnus.

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